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Dans nos sociétés modernes, la patate douce a le vent en poupe. Originaire des régions tropicales et subtropicales, elle constitue une des denrées de base de nombreuses populations aussi bien en Amérique du sud, en Afrique, en Océanie qu’en Asie. Des études très récentes lui allouent des propriétés dopantes pour le sportif. Qu’en est-il réellement ? Explications.

La béta-alanine (acides aminés) a débuté sa carrière comme médicament pour les femmes ménopausées. Beaucoup d’autres préparations se partageaient le marché, notamment les fameux traitements hormonaux substitutifs (THS) à base d’oestrogène et de progestérone de synthèse. Pléthore articles ayant montré la dangerosité des THS au fil du temps, les ventes ont chuté, laissant actuellement, la place à des compléments alimentaires à base de phytooestrogènes de soja (sans intérêt pour le sportif) ou d’extraits de yam (igname ou patate douce).

Souvent considérée par les populations qui la consomment comme un aliment de sécurité, cette tubercule a aidé à sauver de la famine en période de conflits ou de sécheresse. Certaines associations d’aide humanitaire font la promotion de sa culture comme une meilleure alternative à l’aide alimentaire.

La patate douce possède, en effet, un avantage souvent méconnu en termes de productivité : la comparaison de sa matière sèche et énergétique produite à l’hectare dépasse largement d’autres produits agricoles comme le blé par exemple. En outre, sa teneur en protéines et en glucides dépasse celle de nombreux autres produits. Elle est également très concentrés en diosgènine, une molécule utilisée dans l’industrie pharmaceutique pour la synthèse des stéroïdes et corticoIdes.

Il y a une trentaine d’années, on avait cru dans les vertus anabolisantes de la plante. De nombreux sportifs dont les culturistes s’étaient donc mis à manger ces racines dans l’espoir d’accroître leur masse musculaire. Pensant avoir découvert l’aliment miracle, ils avaient rapidement été déçus et la méthode avaient été abandonnée. Or, une étude japonaise très sérieuse vient de confirmer cet intérêt. D’après celle-ci, la diosgénine augmenterait la concentration de DHEA (la fameuse hormone de jouvence) et de DHT, dihydrotestostérone, forme active de la testostérone (Cf. article « Comment est sécrétée notre testostérone ? »). L’explosion de la consommation de la patate douce risque, par conséquent, de se poursuivre voire même de s’accentuer.

Compte tenu de la composition nutritionnelle de cette tubercule ainsi que de son influence sur nos sécrétions hormonales, je vous invite à l’intégrer, régulièrement, à vos menus. Votre alimentation et votre progression ne pourront en être qu’optimisées !

Christophe CANO

Pour toute question, n’hésitez pas à nous solliciter par mail contact@christophecano.com.

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